Esxence 2012 - Milan

Esxence 2012 - Milan
The art of parfumery's event - 29 march - 1 april 2012 - Milan

4 mai 2012

Ces laboratoires bienfaiteurs partie 2/2


Un fournisseur peut parfois se révéler être un partenaire. Coup de projecteur sur 2 laboratoires cosmétiques qui tentent d’être davantage que des prestataires de service parce que c’est ainsi qu’ils conçoivent leur métier.

BEA – Patrick Richaud


BEA a une philosophie claire : construire pour durer. Cette philosophie s’égrène sur des sujets comme le développement du personnel ou celui des clients, dans un contexte de fabriquant à façons que Patrick Richaud définit comme « délicat ». « Nous sommes face à des mini commandes et à des grosses structures du coté des fournisseurs, les négociations sont donc peu faciles. En parallèle, nous nous devons de financer le progrès et la productivité. Alors pour parvenir à une place respectable, nous avons une philosophie de partenariat, nous sommes à l’écoute et mettons nos outils à disposition. A moyen terme, nos clients sont gagnants et nous aussi ».

Quelques exemples variés illustreront cette volonté : un stand sur le salon cosmétique de Dubai où BEA partage son espace avec une marque pour la mettre en valeur, parce que le dirideant croit en son potentiel ;  la proposition de pré-série pilote pour faire un test auprès des futurs clients. Patrick Richaud y voit le moyen de vérifier par exemple que le prix est bien calé, ce qui renforcera le projet par la suite. BEA peut en certaines circonstances parler trésorerie. Ainsi lorsqu’une marque à fort potentiel a eu besoin de BFR, le laboratoire a joué le rôle d’une banque en mixant ses intérêts et ceux de la marque. Autre exemple, un récent projet jugé innovant a profité de coûts avantageux parce que BEA y a vu à terme des volumes croissants. En contrepartie, la marque joue la carte de l’exclusivité avec le laboratoire. Une politique gagnant gagnant, « sinon les clients meurent » avouent P. Richaud. Alors, lorsque les normes cosmétiques changent sur le plan règlementaire, BEA s’investit encore et crée de nouvelles formules à ses frais, remplissant les critères, destinées aux collectifs des marques. On mutualise et on fait du business intelligent. Finalement, rien de neuf mais plutôt un esprit qui se perd.














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